Créez facilement et diffusez librement vos e-documents.
Communiqué de presse - campagne tarifaire 2024 1710848151 Communiqué de presse Paris, le 19 mars 2024 Campagne tarifaire 2024, recherche pilote dans l’avion Nous sommes le 19 mars, et les établissements de santé, qu’ils soient publics ou privés, n’ont toujours pas la moindre idée de la manière dont ils vont être financés pour soigner en 2024. Pour rappel, l’annonce des tarifs hospitaliers est censée intervenir au 1er mars de chaque année. Face à la situation d’urgence à laquelle fait face le secteur, la Fédération hospitalière privée appelle à une campagne tarifaire ambitieuse dans ses moyens et, à moyen terme, rappelle la nécessité d’une véritable programmation pluriannuelle en santé. Ce n’est pourtant pas comme si tout allait bien dans notre système de santé : l’inflation est venue percuter de plein fouet la situation financière des hôpitaux et des cliniques, et cette attente ne fait qu’exacerber les inquiétudes de la Fédération de l’Hospitalisation Privée, comme celles d’autres acteurs de santé, en l’absence de discussion franche et transparente avec le ministère de la Santé. Face à ce silence et à cette opacité, le seul message actuellement audible est celui de Bercy, qui manifestement n’a pas l’intention d’épargner le secteur de la santé, déjà exsangue, de ses velléités d’économies. Rappelons que pour le seul secteur privé, 50% des établissements seront en déficit cette année, et que les autres fédérations hospitalières tirent aussi le signal d’alarme. Le manque criant de vision prospective et ambitieuse des priorités de santé conduit à appliquer, encore et toujours, une logique comptable de court terme – sur les molécules onéreuses, sur les affections longue durée, sur le financement des établissements de santé... – , en apesanteur des enjeux de santé publique et de l’intérêt des patients. Or cette équation est toujours perdante à terme, y compris sur le plan des finances publiques. Dans ce contexte, l’hospitalisation privée tient aussi à rappeler les enseignements de son étude économique de février 2024. : celle-ci montre que le dynamisme de notre secteur a permis 400 000 prises en charge supplémentaires de patients, entre 2022 et 2023, afin de rattraper les soins non réalisés pendant le Covid. Pourtant, alors que nous venons de marquer le 4e anniversaire du premier confinement, la reconnaissance par l’Etat du rôle du secteur privé, et des professionnels de santé qui y exercent, n’a cessé de s’émousser, de façon incompréhensible au regard du service rendu. « Soigner plus pour être moins considéré et valorisé » ne saurait en aucun cas devenir une nouvelle règle de gestion, surtout quand on prend en charge toutes les pathologies dont les plus lourdes et les plus complexes - sauf à désespérer encore davantage les femmes et les hommes du soin. Dans ses déclarations sur la santé en date du 17 janvier dernier, le président de la République a dit qu’il fallait pour la santé « de l’investissement » et « un cap ». Aujourd’hui la FHP